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"LA DOLCE VITA" : AVANT-GARDE ARTISTS IN POST-WAR ROME

Hosted by the Consul of the Paris Italian Culture Group
Nationalities & Languages
Event Cover Photo
Took place 1 week 4 days ago
Sat 11 Nov 17:00 - 19:00

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After dedicating many shows to the Milanese art scene of the Protected content Tornabuoni Art Paris inaugurates a second journey into Italian art, with the exhibition La Dolce Vita: Avant-Garde Artists in Post-War Rome.

La Dolce Vita refers to an historical period in Rome of the Protected content and specifically to new trends and lifestyle that became synonymous with Federico Fellini’s Protected content , La Dolce Vita, a chef-d’oeuvre of Italian cinema.

In the Protected content , Rome was recovering from the wounds of WWII. While this dark past was in the background, these were the years of the economic boom and rebuilding, that came with a strong desire to make the most of life and celebrate beauty after the horror of war and Fascism. At that time Rome also became a destination that attracted international intellectuals and artists, such as Robert Rauschenberg and Cy Twombly.
From the remains of the war emerged a wave of change, the birth of a modern era, with the formation of new artistic movements that would make their mark on the 20th century. This exhibition explores the way the art that emerged in Rome at this time – the Forma 1 and Origine groups and Roman Pop – were inspired by the cultural panorama of those years to push the boundaries of painting in a way that still influences contemporary art today.

La Dolce Vita pays tribute to and documents this historical moment in Italian art with a selection of 40 museum-quality works, many – including those by Alberto Burri, Carla Accardi and Piero Dorazio – created between the Protected content and Protected content , and others made in the years following La Dolce Vita, by artists such as Jannis Kounellis and Mario Ceroli, directly inspired by their experiences of the Post-War Roman art scene.

The first group of artists presented in the exhibition, named Forma 1, was founded in Protected content Carla Accardi, Piero Dorazio and Giulio Turcato, among others. In their manifesto, published in the Forma 1 journal in April Protected content , the artists claim to be “formalists and Marxists”, their ambition being to connect Marxist politics to abstract art. The group promoted a structural anti-realist, abstract art that gives importance to the form and the sign in their basic sense, excluding any symbolic or psychological representation in their work.
Forma 1 disbanded in Protected content left a deep mark on 20th-century Italian Art.

The year Protected content saw the birth of the Gruppo Origine of which Dorazio was also a member. Maintaining numerous contacts with American artists, such as Cy Twombly and Robert Rauschenberg, the group was founded by Alberto Burri, Giuseppe Capogrossi, Ettore Colla and Mario Ballocco. The Gruppo Origine considered abstract art to be “decorative” and instead sought to become the reference for non-figurative art, reducing colour to its simplest and most incisive expressive function, developing pure and elementary images.

During this period, Rome also benefitted from an intense dialogue with the USA through the strong influence of the language of American Pop Art. By the late Protected content , Italian Pop precursors emerged in Rome: Mimmo Rotella with his appropriation of street posters through layering, tearing and peeling; followed by the sculptures of Mario Ceroli. Italian Pop Art found its unity in the Roman group Scuola di Piazza del Popolo whose members included Tano Festa, Franco Angeli and Mario Schifano.
Roman Pop Art’s fertile experimentation with images and art differs from other contemporaneous Italian art scenes. Refusing to relinquish figuration, these artists developed their own artistic vocabulary, defined by cultural references to the past, art and its history. These references to classical art also influenced the work of Pino Pascali and Renato Mambor.
In the creative setting of Post-War Rome, artists such as Mario Ceroli and Jannis Kounellis embarked on more radical experiments, creating sculptural forms and challenging traditional notions of artistic classification, materials and genre – ideas that later found fruition in Arte Povera.

As a tribute to Jannis Kounellis, who passed away last February, the final room of this exhibition will be dedicated to his monumental Untitled work from Protected content , a 16-metre-long installation made of iron, lead, oil lamps and coal – materials typical of his Arte Povera work.

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LA DOLCE VITA
LES AVANT-GARDES DANS LA ROME D’APRÈS GUERRE
20 Octobre Protected content 2017

Après avoir consacré de nombreuses expositions à la scène artistique milanaise des années Protected content Art inaugure son deuxième parcours dans l’art italien à travers cette exposition.

L’expression dolce vita se réfère à la période historique des années Protected content plus particulièrement aux tendances et au style de vie qui ont été rendus célèbres grâce au film de Federico Fellini, La Dolce Vita, un chef-d’œuvre du cinéma italien.

Dans les des années Protected content , Rome est une ville vivante qui se remet des souffrances de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les années du boom économique, où l’on retrouve l’envie de vivre et de profiter de la beauté des choses. À ce moment-là Rome est la destination de nombreux intellectuels et artistes internationaux tels que Robert Rauschenberg ou Cy Twombly.
Parmi les débris de la Seconde Guerre mondiale ressort une onde de changements qui se révèleront le commencement d’une nouvelle époque, avec l’apparition des mouvements artistiques qui marqueront le xxe siècle.
L’exposition explore la façon dont les avant-gardes nées à Rome – les groupes Forma 1, Origine et la Pop Romaine – ont émergé du panorama culturel de ces années et influencent encore aujourd’hui la création contemporaine.

La Dolce Vita rend hommage et documente ce moment historique pour l’art européen de ces années à travers une sélection de 40 œuvres ayant déjà toutes été exposées dans des musées, dans la plupart des cas réalisées dans les années Protected content Protected content , Accardi, Dorazio...), ou dans les années suivantes, mais dont la poétique et le langage dérivent directement de cette période (Kounellis, Ceroli).

Un premier groupe d’artistes se démarque en Protected content , prenant le nom de Forma 1.
Animé notamment par Carla Accardi, Piero Dorazio et Giulio Turcato, le groupe publie la revue Forma 1 en avril Protected content , ainsi qu’un manifeste du même nom dans lequel ses artistes se proclament « formalistes et marxistes ». Forma 1 promeut un art structuré mais pas réaliste, donnant de l’importance à la forme et au signe dans leur signification basique et essentielle, éliminant dans leurs œuvres toute représentation symbolique ou psychologique. Le groupe se dissout en Protected content , mais a marqué profondément l’art italien du xxe siècle.

L’année Protected content également celle de la naissance du groupe Origine, dont Piero Dorazio fut également membre.
Entretenant de nombreux contacts avec les artistes américains comme Cy Twombly et Robert Rauschenberg, le groupe Origine est fondé par Alberto Burri, Giuseppe Capogrossi, Ettore Colla et Mario Ballocco. Qualifiant l’art abstrait de l’époque de « décoratif », le groupe entend devenir la référence du « non figuratif », réduisant la couleur à son plus simple, à sa fonction péremptoire et incisive, évoquant des images pures et élémentaires.

Par ailleurs, la capitale romaine bénéficie d’un dialogue direct avec les Etats-Unis et est sujette à une forte influence du langage du Pop Art américain. Dès la fin des années Protected content , on assiste à Rome à la révélation des précurseurs de la scène Pop Italienne : Mimmo Rotella et ses célèbres décollages, puis d’autres artistes comme Mario Ceroli avec ses sculptures.
La Pop romaine trouve son unité dans l’Ecole de Piazza del Popolo composée notamment de Tano Festa, Franco Angeli et Mario Schifano.
Entre boom économique et dolce vita, ces expérimentations et recherches sur l’image se distinguent des autres scènes artistiques italiennes du moment.
N’abandonnant pas totalement la figuration, la Pop romaine développe ses propres particularités, définies par des références culturelles au passé. Ces recherches et références à l’histoire de l’art influenceront également le travail de Pino Pascali et Renato Mambor.
Dans ce contexte d’émulation artistique, des artistes comme Mario Ceroli et Jannis Kounellis ont mené des expériences plus radicales. Créant des formes sculpturales et défiant les notions traditionnelles de classification artistique, tant au niveau des matériaux que du genre, ces idées se concrétiseront plus tard dans l’Arte Povera.

En hommage à Jannis Kounellis, décédé en février dernier, la dernière salle d’exposition sera dédiée à son œuvre monumentale Untitled Protected content , une pièce mesurant 16 mètres de long, faite de fer, plomb, charbon et lampes à huile — matériaux caractéristiques du travail de Kounellis et de l’Arte Povera.